Le taux de chômage au Royaume-Uni s’est maintenu à 4,9 % sur les trois mois terminés en juillet, alors qu’un niveau de 5 % était attendu. Cette stabilité apparente masque cependant un affaiblissement de plusieurs composantes du marché du travail, selon les données publiées par l’Office for National Statistics.
Le nombre de salariés a diminué de 101 000 sur un an jusqu’en juillet, soit une baisse de 0,3 %. Entre juin et juillet, le recul atteint 19 000 personnes, ou 0,1 %. Les secteurs du commerce de détail et de l’hôtellerie-restauration ont enregistré les diminutions les plus visibles. Le taux d’emploi des 16 à 64 ans s’est établi à 75,1 %, tandis que l’inactivité économique a atteint 20,9 %.
Les offres d’emploi ont baissé de 8 000 sur les trois mois terminés en août pour revenir à 702 000. Hors période de pandémie, il s’agit du niveau le plus faible depuis 2014. L’ONS souligne que la hausse des coûts salariaux peut freiner les recrutements des petites entreprises. Le nombre de demandeurs d’allocations a parallèlement augmenté pour atteindre une estimation provisoire de 1,692 million en août.
La progression annuelle de la rémunération totale, primes incluses, a ralenti à 3,9 %, contre 4,2 % précédemment. La hausse du salaire de base est restée à 3,5 %. Corrigés de l’inflation mesurée par le CPIH, les salaires de base ont progressé de 0,6 % et la rémunération totale de 0,9 %. L’écart demeure marqué entre le secteur public, où le salaire de base augmente de 6,3 %, et le privé, limité à 2,9 %. Ces chiffres décrivent un marché encore stable en taux, mais moins porteur en volumes d’emplois et en intentions d’embauche.
