Le marché immobilier français ne décroche pas encore, mais plusieurs indicateurs montrent un net ralentissement. À fin juillet 2026, 956 000 transactions avaient été enregistrées sur douze mois, soit une progression de 4 % sur un an. Cette hausse doit toutefois être replacée après le rebond observé en 2025.

Les prix reculent légèrement, d'environ 0,8 % sur un an, avec de fortes différences selon les biens et les territoires. Les maisons sont davantage sous pression, notamment en Île-de-France et en province, tandis que les appartements résistent mieux et que Paris conserve une légère progression moyenne.

Le principal frein vient du financement. La hausse des taux réduit mécaniquement la capacité d'emprunt des ménages et oblige les vendeurs à ajuster davantage leurs prix. Les biens nécessitant des travaux, les logements énergivores ou ceux affichant des charges élevées sont particulièrement exposés lorsqu'ils sont proposés trop cher.

Les notaires signalent aussi un retour de l'attentisme. Les incertitudes macroéconomiques, la pression sur l'énergie et les interrogations politiques et fiscales incitent certains ménages à reporter leur projet. Le marché reste donc soutenu par les acheteurs qui cherchent leur résidence principale, mais les investisseurs apparaissent plus prudents.