Le Nasdaq a clôturé le 22 septembre à un nouveau sommet, soutenu par les valeurs liées à l’intelligence artificielle. L’indice a gagné 0,45 % à 27 244,28 points, enregistrant un deuxième record de clôture consécutif. Le S&P 500 a terminé pratiquement inchangé à 7 764,64 points, tandis que le Dow Jones a reculé de 0,36 % à 51 863,69 points.
Les semi-conducteurs ont concentré une partie importante de l’intérêt. Micron a rebondi de 5 % et SanDisk de près de 7 %. Le marché a aussi réagi au succès de l’assistant IA Muse de Meta, capable d’effectuer certaines actions pour l’utilisateur. Cette évolution nourrit des espoirs pour l’infrastructure technologique, mais aussi des inquiétudes pour des secteurs susceptibles d’être concurrencés par les agents logiciels.
Les actions de plusieurs entreprises de services ont reculé. Uber et Lyft ont perdu du terrain, Charles Schwab a chuté de 6,1 % et Airbnb de 3 %. Les investisseurs surveillaient également un sommet entre les États-Unis et la Chine, avec des enjeux portant sur la trêve commerciale et la réglementation de l’intelligence artificielle.
Le contexte macroéconomique restait exigeant. Le pétrole oscillait autour de 100 dollars le baril et le rendement du Treasury américain à dix ans autour de 4,94 %. Les volumes étaient élevés, avec 17,9 milliards de titres échangés contre une moyenne de 16,3 milliards sur les vingt séances précédentes. La hausse du Nasdaq repose donc sur un soutien sectoriel puissant, dans un marché plus partagé qu’un simple record d’indice ne le suggère.
La proximité des records rend aussi le marché plus sensible aux surprises. Une révision des bénéfices ou un mouvement de taux peut provoquer des rotations rapides entre les gagnants de l’IA et les secteurs délaissés.