Les prix du pétrole ont consolidé leur remontée mercredi, le Brent grimpant de 1,10 $ pour s’établir à 99,02 $ le baril et le WTI américain gagnant 0,93 $ à 93,95 $. Il s’agit de la quatrième séance consécutive de hausse, une dynamique attribuée dans le texte à l’intensification des attaques au Moyen-Orient, qui ravivent les risques d’offre et nourrissent des pressions inflationnistes globales.
Ce regain des cours pèse sur le sentiment des places financières, en particulier en Asie, et alimente une nervosité plus large sur les marchés obligataires et actions. Selon l’article, le Brent est considéré comme « l’un des signaux en temps réel les plus clairs concernant le sentiment » du marché, et le seuil symbolique de 100 $ le baril « semble désormais tout à fait réalisable ». Les investisseurs surveillent de près l’impact de ces tensions sur les prix de l’énergie et, par ricochet, sur l’inflation.
Sur le front des devises, le yen a signé son plus haut niveau en près de sept mois mardi, les opérateurs couvrant des positions courtes face à des anticipations de hausses plus rapides des taux par la Banque du Japon et à la perspective d’un rapatriement massif de capitaux japonais. L’euro, lui, s’est légèrement apprécié à la veille de la décision de la Banque centrale européenne, largement attendue comme étant une hausse de taux en raison des pressions inflationnistes liées à la guerre en Iran.
Tous ces éléments convergent vers un calendrier macroéconomique serré : les marchés attendent désormais avec attention les données de l’IPC américain, publiées vendredi, qui pourraient confirmer ou infirmer les anticipations de resserrement monétaire et renforcer la trajectoire des prix de l’énergie.

