L’économie japonaise a livré une lecture décevante au deuxième trimestre : le PIB a progressé de 1,1% en glissement annuel pour la période close le 30 juin, loin des 2,0% attendus et en retrait par rapport aux 1,9% du trimestre précédent. Sur la base trimestrielle, la croissance n’a été que de 0,3%, manquant la prévision de 0,5%.

La faiblesse de l’investissement constitue le principal facteur de ce ralentissement : les dépenses d’investissement ont reculé de 1,2% d’un trimestre sur l’autre, une baisse qualifiée d’inattendue que le gouvernement attribue aux coûts élevés des intrants et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement liées à la guerre en Asie occidentale. La consommation privée, autre composante clé, est restée stable sur le trimestre alors qu’une hausse de 0,5% était anticipée.

Seule la demande extérieure a apporté un soutien net, avec une contribution positive de 0,5% sur le trimestre (prévisions 0,3%). Les exportations sont restées solides, portées par une demande étrangère soutenue pour les automobiles et l’électronique.

Côté prix, l’indice des prix du PIB a gagné 2,6% en glissement annuel, dépassant les attentes (2,3%) mais ralentissant par rapport au trimestre précédent (+3,2%). L’inflation élevée est liée à la hausse des coûts de l’énergie et à la faiblesse du yen. Ces éléments réduisent la marge de manœuvre de la Banque du Japon pour une normalisation monétaire, même si les marchés continuent d’anticiper des hausses de taux en septembre ou octobre.

La BoJ a déjà relevé ses taux de 25 points de base plus tôt en 2026 et a indiqué vouloir poursuivre les hausses pour juguler une inflation persistante. Le tableau macro actuel met en évidence un contraste entre soutiens externes et fragilité de la demande intérieure.