Massoud Pezeshkian a déclaré qu'il était temps de conclure le conflit avec les États-Unis, arguant que l'Iran se trouve « en position de force » et doit sortir « dans la dignité ». Il a assuré que le protocole d'accord signé en juin ne constitue en rien une capitulation, affirmant que tous les engagements visaient l'autre partie, et a souligné que « le monde entier reconnaît notre victoire ». Ces prises de position interviennent malgré des critiques internes, y compris du guide suprême Mojtaba Khamenei qui a dit avoir « une opinion différente » mais donné son autorisation, et d'élus qui accusent le gouvernement d'avoir concédé sur la réouverture du détroit d'Ormuz.

Sur le terrain stratégique, l'Iran continue de verrouiller le détroit d'Ormuz, alors que les États-Unis maintiennent un blocus naval. Des médias américains rapportent que la marine américaine organise et protège des convois secrets permettant l'exportation de 5 à 10 millions de barils de pétrole par jour via le secteur sud du détroit. Les Émirats arabes unis ont pour leur part annoncé la suspension « jusqu'à nouvel ordre » de tous échanges commerciaux et transactions financières avec l'Iran.

La dimension économique du conflit s'est amplifiée : Washington a annoncé un renforcement des sanctions et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a promis de faire « s'effondrer le régime » via cette campagne, avertissant que tout pays en lien avec Téhéran risquerait de « précipiter sa propre économie vers les oubliettes ». Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ces mesures de « terrorisme économique » et de « crimes contre l'humanité », demandant que leurs auteurs soient jugés.

Sur l'échiquier international, les États-Unis sollicitent d'autres gouvernements, notamment la Chine, pour isoler l'économie iranienne. Pékin s'y oppose publiquement, estimant que sanctions et pression ne résoudront pas le conflit et appelant à une solution politique. La place de la Chine est d'autant plus cruciale que, selon Kpler, plus de 80 % des exportations pétrolières iraniennes se destinaient à la Chine avant la guerre.