Phillips 66 déploie l’intelligence artificielle dans ses opérations de raffinage afin de prédire les défaillances avant qu’elles ne provoquent des arrêts. Tandra Perkins, vice-présidente exécutive du groupe, a expliqué lors de la conférence Reuters Momentum AI à Austin que l’objectif était d’améliorer la disponibilité des installations et de réduire les coûts de maintenance.

Dans le raffinage, chaque arrêt non planifié peut réduire les volumes traités et générer des coûts importants. En anticipant mieux la dégradation de certains équipements, l’entreprise cherche à intervenir au moment le plus pertinent plutôt que de subir une panne. Selon la dirigeante, cette capacité permet aux systèmes de fonctionner plus souvent et donc d’améliorer l’efficacité opérationnelle.

Phillips 66 estime qu’une meilleure disponibilité permet également de traiter davantage de pétrole brut et, par conséquent, de dégager davantage de marge lorsque les conditions de raffinage sont favorables. Le groupe n’a cependant communiqué aucun chiffre précis sur les économies déjà obtenues grâce à ces outils, ce qui limite pour l’instant la possibilité d’en mesurer l’impact financier.

Basé à Houston et exploitant une dizaine de raffineries, Phillips 66 travaille plus largement à la réduction de ses coûts d’exploitation, particulièrement dans le raffinage. Pour les investisseurs, le déploiement de l’IA est donc moins un thème technologique qu’un outil industriel : sa valeur se mesurera par la baisse des arrêts, la réduction des dépenses de maintenance, l’amélioration du taux d’utilisation des sites et la progression des marges.