Les marchés américains anticipaient une séance morose: les contrats à terme montraient un léger gain pour le Dow Jones (+0,03 %) tandis que le S&P 500 et le Nasdaq reculaient respectivement de 0,13 % et 0,37 %. Ce mouvement suit la publication de l'indice des dépenses de consommation personnelle (PCE) de juillet, qui a progressé de 3,7 % en glissement annuel, un point au-dessus des prévisions collectives, le PCE de base s'étant, lui, établi à +3,3 % conforme aux attentes.
La hausse du PCE a renforcé les anticipations d'une hausse des taux de la Fed en septembre: la probabilité implicite d'une telle décision est passée d'environ 36 % à près de 40 % selon LSEG. Ces données, couplées à une croissance économique conforme aux estimations (+1,5 % au T2), replacent le discours monétaire au centre de l'attention, avec en point de mire l'intervention du président de la Fed lors du symposium de Jackson Hole.
Sur le front des valeurs, Nvidia occupe la place centrale: ses résultats trimestriels, attendus après la clôture, sont perçus comme un test de la durabilité du boom de l'IA. Un chiffre décevant ou un signal de ralentissement de la demande pour ses puces risquerait d'entraîner une réévaluation rapide des titres technologiques. L'action NVDA reculait légèrement en pré-ouverture.
Parallèlement, des publications d'entreprises ont déjà pesé: Intuit a plongé de 10,5 % après des prévisions annuelles de chiffre d'affaires inférieures aux attentes, entraînant des pressions sur d'autres éditeurs de logiciels (Adobe, ServiceNow, Atlassian). À l'opposé, Abercrombie & Fitch a rebondi après une révision haussière de ses prévisions annuelles. Enfin, des facteurs géopolitiques et énergétiques (accords autour du détroit d'Ormuz, inquiétudes sur le pétrole) continuent d'influencer le contexte obligataire et les rendements du Trésor.

