La séance a vu une forte asymétrie entre actions et crypto : le S&P 500 a fermé en baisse de 0,52 %, à 7 745 points, en retrait des récents sommets proches de 7 800, tandis que Bitcoin a gagné environ 2 %, franchissant la barre des 64 000 $ après une clôture du week-end autour de 62 800 $. Cette divergence s'explique par une rotation des capitaux vers des actifs risqués alternatifs et par l'attente du compte-rendu détaillé du FOMC publié mercredi.
Le communiqué de la Fed porte sur la réunion des 28-29 juillet où les taux ont été maintenus à 3,50 % - 3,75 %, mais le vote s'est soldé par une répartition de 9 contre 3, trois membres souhaitant une hausse de 25 points de base. Les marchés scrutent le ton des minutes : un discours plus restrictif renforcerait les anticipations d'un relèvement en septembre (probabilité actuellement évaluée à près de 35 %) et pèserait sur les actions sensibles aux taux, comme le secteur technologique.
Plusieurs facteurs macroéconomiques ont contribué aux prises de bénéfices sur les actions : des ventes au détail en recul de 0,6 % en juillet, des rendements du Trésor à 30 ans à des niveaux jamais vus depuis 2007, et une remontée du prix du pétrole liée à des tensions entre les États-Unis et l'Iran, ravivant les craintes inflationnistes. Les prochains résultats de Home Depot et Walmart sont attendus comme tests de la résilience de la consommation.
L'impact des minutes sur Bitcoin n'est pas univoque : la crypto a parfois servi de valeur refuge relative mais reste volatile face aux changements d'anticipations monétaires. Un compte-rendu insistant sur l'inflation et un resserrement futur pourrait peser simultanément sur actions et crypto, tandis qu'un ton plus équilibré, ou des signes d'affaiblissement de la consommation et de l'emploi, pourrait soutenir un rebond pour les deux marchés.


