Wall Street a terminé mercredi en ordre dispersé malgré une statistique d’inflation plus modérée que prévu. Le Dow Jones a perdu 0,86 %, le S&P 500 0,25 %, tandis que le Nasdaq a gagné 0,24 %. En cours de séance, le S&P 500 et le Nasdaq avaient pourtant progressé davantage avant de reperdre une partie de leurs gains.

L’indice PCE américain a augmenté de 3,4 % sur un an en août, contre 3,7 % attendu. Cette surprise a réduit la probabilité implicite d’une nouvelle hausse de taux de la Réserve fédérale en octobre à environ 37 %, contre 51 % la veille et près de 71 % une semaine auparavant.

La croissance reste néanmoins robuste : le PIB américain du deuxième trimestre a été révisé à +2,2 % en rythme annualisé. Cette solidité, combinée à la hausse du pétrole et du diesel, contribue à maintenir les rendements obligataires à des niveaux élevés et empêche le marché d’anticiper une détente monétaire rapide.

Les grandes valeurs technologiques, dont Microsoft, Apple et Nvidia, ont soutenu le Nasdaq. Mais neuf des onze grands secteurs du S&P 500 ont terminé en baisse, signe d’une participation de marché limitée. Les investisseurs attendent désormais le rapport officiel sur l’emploi pour affiner leurs anticipations de taux.