Les grands indices américains ont terminé mercredi sur des trajectoires divergentes. Le S&P 500 a reculé d’environ 0,23 %, le Dow Jones de 0,84 %, tandis que le Nasdaq a progressé de 0,25 %. Le Nasdaq et le S&P 500 ont néanmoins enregistré un deuxième trimestre consécutif de hausse.
Le principal élément macroéconomique de la séance a été l’indice PCE américain d’août. Il a progressé de 3,4 % sur un an, contre 3,7 % attendu selon les économistes interrogés par Reuters. Cette surprise a réduit les anticipations d’une nouvelle hausse de taux de la Réserve fédérale en octobre : la probabilité implicite d’un relèvement d’au moins 25 points de base est tombée autour de 39 %, contre environ 51 % la veille et 71 % une semaine auparavant.
Dans le même temps, la croissance du PIB américain au deuxième trimestre a été révisée à 2,2 % en rythme annualisé. La consommation et les investissements liés notamment aux infrastructures d’intelligence artificielle ont soutenu l’activité, tandis que la hausse du pétrole et du diesel maintient des risques inflationnistes. Les rendements obligataires à long terme sont donc restés sous pression.
Les grandes valeurs technologiques ont mieux résisté, avec notamment Amazon, Apple et Nvidia en hausse. Le marché reste ainsi partagé entre une inflation un peu plus favorable, une économie toujours solide et des taux longs élevés.
