Les indices américains ont clôturé en territoire négatif mercredi, le S&P 500 cédant 0,48 % à 7 636,46 pts, le Nasdaq perdant 0,64 % (26 253,34 pts) et le Dow reculant 0,77 % (52 381,02 pts). Le S&P reste toutefois environ 12 % au-dessus du niveau de début 2026, malgré une baisse d’environ 2 % par rapport à son sommet du 13 août. Le volume d’échanges a été modéré, 14,7 milliards d’actions traitées contre une moyenne de 14,9 milliards sur 20 séances.
Le catalyseur immédiat a été le pétrole: le Brent a dépassé 100 $/baril sur des inquiétudes d’approvisionnement et la montée des tensions régionales liées au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Ce renchérissement énergétique a soutenu le secteur de l’énergie (indice SPNY +1,1 %) mais pesé sur la majorité des autres secteurs. Les prix plus élevés du pétrole alimentent la pression inflationniste, accentuant les risques macroéconomiques pour les actions.
Parallèlement, le rendement de référence des Treasuries à 10 ans a atteint son plus haut niveau depuis novembre 2023 après l’annonce du Trésor d’achats pouvant aller jusqu’à 6 milliards de dollars d’obligations à 10 et 20 ans, un montant inférieur aux attentes de certains analystes (8-10 milliards). La hausse des rendements rend les actions relativement moins attractives et alimente l’aversion au risque.
Au niveau des valeurs, Apple a reculé légèrement (-0,3 %) après une première présentation de smartphone sous la direction de John Ternus. Meta a bondi de plus de 6 % suite au lancement d’un assistant IA autonome, limitant partiellement la baisse du S&P 500. Alphabet a perdu 2,3 % après l’annonce d’un investissement d’au moins 15,1 milliards de dollars en infrastructures IA en Finlande, incluant un contrat lié à l’énergie nucléaire. Le segment des semi-conducteurs a été mixte, avec l’indice Philadelphia Semiconductor en hausse et AMD gagnant 3 %.
L’attention des marchés reste tournée vers les prochains indicateurs de prix: l’indice des prix à la production puis les chiffres de l’inflation à la consommation, attendus jeudi et vendredi, avant une réunion de politique monétaire de la Fed la semaine suivante. Les opérateurs évaluent à environ 60 % la probabilité d’une hausse des taux lors de cette réunion.

