Wall Street a terminé jeudi quasiment à l'équilibre après une séance marquée par une forte tension sur l'énergie et les taux. Le Dow Jones a perdu environ 0,3 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont fini proches de leurs niveaux de la veille. Les indices avaient davantage reculé en début de séance avant de récupérer une partie du terrain perdu.
Le pétrole a constitué le principal facteur de volatilité. Le Brent a progressé de plus de 3 % pour se rapprocher de 107 dollars le baril. Une énergie plus chère alimente les anticipations d'inflation et peut conduire les investisseurs à exiger des rendements plus élevés sur les obligations.
Cette mécanique est déjà visible sur le marché des taux. Le rendement du Treasury américain à 30 ans a atteint un plus haut depuis 2004. Les contrats suivis par FedWatch faisaient parallèlement ressortir une probabilité proche de 70 % d'une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale dès octobre.
Dans la technologie, les performances ont été contrastées. Microsoft et Broadcom ont reculé, tandis qu'AMD et Meta progressaient. Pour les investisseurs, le message de la séance est donc moins la stabilité finale des indices que la persistance d'un coût du capital élevé. Tant que pétrole et rendements restent sous tension, les multiples de valorisation des valeurs de croissance restent exposés.
