La Bourse de New York a achevé la séance de lundi en ordre dispersé. Le Dow Jones a progressé de 0,38 %, soit 195,60 points, à 51 850,55 points. Le S&P 500 a reculé de 0,06 % à 7 807,24 points, tandis que le Nasdaq Composite a perdu 0,44 % pour clôturer à 27 245,902 points.

La hausse du pétrole a contribué à la prudence. Le Brent a dépassé 106 dollars le baril, son plus haut niveau depuis environ deux semaines, après les frappes meurtrières ayant touché l’aéroport international de Riyad pendant le week-end. Les informations contradictoires sur un éventuel cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie concernant les infrastructures énergétiques ont également alimenté la volatilité : le président ukrainien a démenti l’existence d’un accord, tandis que Moscou a indiqué que les discussions se poursuivaient.

Les investisseurs se préparent en parallèle au début de la saison des résultats des grandes banques américaines. Wells Fargo, Goldman Sachs, Citigroup et JPMorgan doivent publier mardi. Selon LSEG IBES, les bénéfices des entreprises du S&P 500 devraient progresser de 30,6 % au troisième trimestre. Cette semaine apportera aussi des données américaines sur la consommation, l’inflation et les ventes au détail, susceptibles de modifier les anticipations de taux et de croissance.

Parmi les valeurs, Microsoft a gagné 1,1 % après avoir présenté sa puce d’intelligence artificielle Maia 300 et évoqué le déploiement potentiel de plus d’un million d’unités l’année prochaine pour ses services internes. Chipotle a cédé 3,8 % après que Starbucks, en hausse de 1,7 %, a déclaré qu’il ne rachèterait pas la chaîne de restauration, mettant fin aux spéculations.

La séance reflète donc un marché partagé entre des attentes bénéficiaires élevées et plusieurs sources de risque : énergie, géopolitique, inflation et résultats. La réaction aux publications bancaires donnera un premier test de la capacité des entreprises à justifier les niveaux actuels des indices.