Le sentiment de marché s’améliorait légèrement au début de la séance européenne du 22 septembre, sans véritable retour de l’appétit pour le risque. Les contrats à terme sur le CAC 40, le DAX et l’Euro Stoxx 50 évoluaient autour de l’équilibre, tandis que le FTSE 100 était indiqué en hausse d’environ 0,2 %. Les investisseurs restaient concentrés sur les taux longs, le pétrole et les conséquences du choc géopolitique.
Sur le marché obligataire, le rendement du dix ans américain revenait vers 4,96 % après avoir franchi 5 % lors des séances précédentes. En Europe, le Bund allemand à dix ans évoluait autour de 3,45 %, tandis que l’OAT française de même maturité se situait près de 4,47 %. L’écart entre les deux dépassait ainsi 100 points de base, signe d’une prime de risque toujours élevée sur la dette française.
Le pétrole restait un autre facteur de tension. Le Brent progressait d’environ 1,5 % à 97,7 dollars le baril et le WTI se négociait autour de 93,4 dollars au moment de la publication. Le niveau de l’énergie alimentait les inquiétudes sur l’inflation et compliquait la lecture de la trajectoire future des banques centrales.
Sur les devises, l’euro évoluait près de 1,1465 dollar. Les analystes cités surveillaient la zone de 1,1460 comme support technique, avec un risque de prolongation de la baisse en cas de rupture. La veille à Wall Street, le Dow Jones avait progressé d’environ 0,7 %, le S&P 500 de 1,5 % et le Nasdaq 100 de plus de 2,8 %, porté notamment par les valeurs technologiques. Le contraste entre ce rebond américain et la prudence européenne montrait que l’amélioration du sentiment restait fragile.
