Les exportations vietnamiennes de textile-habillement ont atteint environ 22,2 milliards de dollars au premier semestre 2026, en hausse modeste de 1,7% sur un an, avec un excédent commercial proche de 10 milliards. La progression est portée principalement par les matières premières et produits intermédiaires (fibres, tissus, accessoires, non-tissés) qui ont vu leurs ventes croître de 5,6 à 10,6% grâce à une demande relativement stable et à une capacité de production nationale en hausse.
En revanche, les exportations de vêtements ont reculé de 0,4%, reflet d'une demande faiblissante sur les marchés clés après des périodes d'inflation et de ralentissement. Les importateurs et grandes marques restent prudents, gèrent strictement leurs stocks et limitent les commandes à long terme. Parallèlement, les coûts élevés de l'énergie et de la logistique pèsent sur les prix et le pouvoir d'achat, réduisant les volumes commandés.
Le secteur doit en outre faire face à une forte dépendance aux importations de matières premières et accessoires (60–70%), ce qui limite la maîtrise de la chaîne d'approvisionnement et la capacité à profiter pleinement des préférences tarifaires offertes par les accords commerciaux. Les exigences de traçabilité et de conformité, renforcées par des enquêtes internationales sur le travail forcé, obligent les entreprises à clarifier l'origine des fibres, teintures et autres intrants.
Face à ces contraintes, les acteurs comme Vinatex et la VITAS orientent leur stratégie vers l'amélioration de la productivité, la montée en valeur des produits, la diversification des marchés et l'accélération de la transformation numérique et verte. Les priorités opérationnelles incluent l'augmentation du taux de localisation des approvisionnements, l'investissement dans l'automatisation et les technologies propres, ainsi que la gouvernance et la gestion des risques pour structurer un écosystème plus durable et résilient.

