Les places asiatiques sont restées en quasi-état d'attente lundi : le Nikkei a démarré la séance en hausse de 0,4 % avant de reperdre ce gain pour revenir au niveau de clôture de vendredi, l'indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon est resté stable et les valeurs australiennes, exposées aux matières premières, ont cédé 0,3 %. Les marchés sud-coréens étaient fermés pour jour férié.
Le contexte mondial est contrasté. Le rallye qui a porté le S&P 500 à un record la semaine passée bénéficie d'un recul des anticipations de hausses de taux : les investisseurs accordent désormais 69 % de chances à un statu quo de la Fed le mois prochain, après des ventes au détail et une confiance des consommateurs américains jugées décevantes. Les contrats à terme ont progressé légèrement lundi (+0,1 % pour le S&P 500, +0,2 % pour le Nasdaq).
Côté matières premières, l'orientation dépend entièrement de la géopolitique du Golfe. Le Brent reste autour de 89 $ le baril après une hausse de 6 % la semaine dernière, tandis que le WTI a cédé 0,3 % à 82,12 $ après un gain de 5,4 % sur la même période. L'or est stable à 4 381 dollars l'once, et le rendement du T‑Bond à dix ans recule d'un point de base à 4,684 %.
Les tensions sont palpables : absence d'avancées vers une paix en Iran, paralysie des trafics pétroliers dans le détroit d'Ormuz, et incidents connexes — au moins 11 morts dans le sud du Liban après des frappes israéliennes. Shane Oliver d'AMP prévient que, tant que le statu quo persiste, les prix du pétrole devraient rester dans une fourchette de 70 à 100 $ le baril, avec des flux pétroliers toujours 10–15 % inférieurs à la normale. Le maintien du calme des marchés dépendra désormais autant des évolutions au Golfe que des décisions de la Fed.


