Les actions de CITIC Securities ont reculé mardi après la publication d’un bénéfice trimestriel nettement inférieur aux attentes. Le titre coté à Hong Kong a perdu 2,4 % à 20,62 dollars de Hong Kong, tandis que l’action négociée à Shanghai a cédé près de 3 %.

Sur les trois mois achevés fin septembre, le bénéfice net a diminué de 20,2 % à 7,68 milliards de yuans, soit environ 1,15 milliard de dollars. Le consensus Reuters/LSEG attendait 10,05 milliards de yuans. L’écart est donc important et explique la réaction négative, même si toutes les activités du groupe n’ont pas évolué dans la même direction.

La principale faiblesse vient des revenus d’investissement. Ils ont chuté de 45,25 % sur les neuf premiers mois, à 17,978 milliards de yuans. Le troisième trimestre a été difficile pour les actions chinoises, et le CSI 300 est entré en marché baissier en octobre après un retournement brutal des valeurs liées à l’intelligence artificielle. Cette dégradation a réduit la contribution des positions de marché de CITIC.

La faiblesse des échanges des particuliers a également pesé dans un contexte de consommation et d’investissement moins dynamiques. Pourtant, les commissions nettes de courtage ont progressé de 34,65 % sur un an, à 14,73 milliards de yuans sur neuf mois. Cette hausse suggère que l’activité d’intermédiation conserve une base solide malgré la volatilité récente.

Deux autres métiers ont offert un soutien. Les revenus de la gestion d’actifs ont augmenté de 24,86 %, tandis que les honoraires et commissions de banque d’investissement ont avancé de 38,9 %, à 5,124 milliards de yuans. Les introductions en Bourse en Chine continentale et à Hong Kong sont restées robustes, ce qui a contribué à cette progression.

Pour l’investisseur, ces résultats montrent un groupe diversifié mais encore très sensible aux marchés. Le courtage et la banque d’investissement progressent, alors que les revenus d’investissement peuvent varier fortement avec les cours, les volumes et l’appétit pour le risque. La déception trimestrielle ne signifie donc pas que toutes les franchises se détériorent, mais elle réduit la visibilité sur la qualité du bénéfice.

Le principal risque reste une prolongation de la faiblesse des actions chinoises. Elle pourrait freiner les volumes, peser sur les valorisations des portefeuilles et décourager les opérations de marché. À l’inverse, une reprise durable des introductions en Bourse et des échanges soutiendrait les commissions. Pour un investisseur français exposé à la finance chinoise, il faut aussi intégrer le risque réglementaire, le change et la volatilité de Hong Kong. Les prochains trimestres devront montrer si la croissance des activités de commissions peut compenser durablement l’irrégularité des revenus d’investissement.