L’ouverture des Bourses européennes se caractérise par une nette hésitation, avec des indices partagés entre prise de risque limitée et prudence face à des facteurs macroéconomiques. À Francfort, l’indice était en recul de 0,51% après quelques minutes d’échanges, les investisseurs restant attentistes avant la publication des prévisions d’inflation pour le mois d’août en Allemagne. Ce rendez‑vous statistique pèse sur le marché allemand, où les anticipations d’inflation influencent directement la trajectoire des taux et les valorisations sectorielles.

À Paris, l’indice progressait de 0,21%, porté par la bonne tenue du secteur de l’énergie: TotalEnergies gagnait 1,67% et contribuait positivement au moral des investisseurs. Milan affichait aussi une légère hausse de 0,16%, signalant une demande mesurée pour les valeurs italiennes en début de séance. Ces variations montrent que certaines valeurs cycliques ou liées aux matières premières bénéficient de la poussée des prix du pétrole, même si le mouvement reste circonscrit.

La hausse des cours du pétrole est l’un des moteurs de cette ouverture contrastée, amplifiant les perceptions de risque inflationniste et renforçant le message plus offensif récemment affiché par la Réserve fédérale américaine sur l’inflation. Ce double effet — matières premières à la hausse et discours monétaire resserré — explique la prudence générale des marchés: des secteurs sensibles aux taux ou à l’inflation peuvent connaître des mouvements hétérogènes selon l’exposition des entreprises.

Notons enfin que la séance de Londres était fermée pour cause de jour férié, réduisant le flux de transactions et pouvant accentuer la volatilité relative des principaux centres restants. Les premiers signes de la journée laissent donc entrevoir une modération des prises de risque et une attention accrue aux publications économiques à venir.