Les marchés européens ont résisté lundi à la nouvelle poussée du pétrole. Le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,38 % à 7 833 points et l’Euro Stoxx 50 a progressé de 0,37 %, alors que Wall Street évoluait sans direction commune en fin d’après-midi.

Le Brent a dépassé 106 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis près de deux semaines, après des frappes meurtrières contre l’aéroport international de Riyad. Une raffinerie d’Aramco située sur les rives de la mer Rouge a également été visée par les combattants houthis. En Ukraine, Volodymyr Zelensky a indiqué que la trêve annoncée sur les infrastructures énergétiques ne se matérialisait pas, évoquant des frappes russes contre une installation gazière et une station-service.

Malgré ces facteurs de risque, les indices ont été soutenus par plusieurs actualités d’entreprises. Vallourec gagnait 3,83 % après l’obtention d’un contrat majeur auprès de TotalEnergies pour fournir des solutions tubulaires au champ gazier d’Absheron, en Azerbaïdjan. Nexans progressait de 2,01 %, Jefferies ayant relevé sa recommandation de « conserver » à « acheter ».

À l’inverse, OPMobility reculait de 3,34 % après que Citi a abaissé son opinion d’« acheter » à « neutre » et réduit son objectif de cours de 18 à 11 euros. Le spécialiste britannique du recrutement Hays chutait de 12,84 % après un point d’activité contrasté, entraînant Randstad, en baisse de 1,58 %, et Adecco, en repli de 8,22 %.

La saison des résultats s’accélère avec les banques américaines JPMorgan, Goldman Sachs, Citigroup et Wells Fargo. En Europe, les publications de LVMH, ASML et TSMC permettront de prendre le pouls du luxe et de la demande liée à l’intelligence artificielle. Les chiffres d’inflation allemands sont attendus mardi et ceux des États-Unis mercredi.

Pour les investisseurs, la résistance des indices ne masque pas une forte dispersion. Le pétrole renchérit le risque inflationniste, tandis que les résultats et les recommandations d’analystes provoquent des écarts marqués entre valeurs.