Les marchés ont joué la prudence mercredi 26 août, hésitant avant la publication des résultats de Nvidia après la clôture de Wall Street et en digérant l'indice d'inflation PCE américain pour juillet. En Europe, Paris a fini en hausse modeste (+0,27%), Milan a pris +0,31%, Francfort +0,08% alors que Londres reculait de 0,07%. À New York, le Dow Jones a cédé 0,21%, le Nasdaq -0,08% et le S&P 500 -0,02%, tous proches de l'équilibre.

Nvidia, dont les performances sont particulièrement scrutées, a annoncé un bénéfice net de 59,7 milliards de dollars, en hausse de 118% sur un an. Le résultat par action hors éléments exceptionnels ressort à 2,22 dollars, supérieur aux 2,09 dollars attendus par FactSet. Après la clôture, l'action perdait 1,28% à 206,98 dollars dans les échanges électroniques, reflétant des interrogations sur l'ampleur des dépenses nécessaires pour développer la puissance de calcul liée à l'IA.

Sur le front macro, l'indice PCE a stagné à 3,7% en glissement annuel, légèrement au-dessus du consensus attendu (3,6%), une lecture qui confirme, selon les intervenants, une hausse des prix « tenace » et reste au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed. Ces chiffres précèdent le discours prévu de Kevin Warsh à Jackson Hole vendredi 28 août, où les marchés chercheront des précisions sur l'orientation de la politique monétaire face à une inflation persistante et une croissance plus faible.

Les marchés obligataires ont vu le rendement du 10 ans US se tendre à 4,64% (contre 4,63% la veille) et le dollar monter à 1,1655 pour un euro. Les prix du pétrole ont reculé légèrement: le Brent à 87,84 dollars (-0,84%) et le WTI à 82,23 dollars (-0,16%), dans un contexte géopolitique incertain lié aux discussions Iran-Oman sur un « couloir temporaire » dans le détroit et aux frappes ukrainiennes visant des raffineries russes, facteurs pouvant rapidement réorienter les cours.