La course à l’intelligence artificielle gagne rapidement les grands cabinets d’avocats américains. Cooley, basé à Palo Alto, a créé une structure baptisée Cooley AI afin de développer des outils internes et de repenser la manière dont ses avocats réalisent certaines missions.
Le cabinet recrute plus d’une douzaine de profils technologiques, notamment des ingénieurs seniors et des spécialistes de l’IA. Il souhaite fonctionner avec une organisation proche de celle d’une start-up tout en restant intégré à la gouvernance du cabinet, afin d’attirer des talents qui pourraient autrement rejoindre des entreprises technologiques.
Cooley n’est pas isolé. Plusieurs grands cabinets américains recrutent actuellement des technologues et des responsables de l’IA, avec des rémunérations qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de dollars pour les postes les plus spécialisés. La concurrence porte autant sur les ingénieurs que sur les juristes capables de combiner expertise métier et technologie.
Pour le secteur, l’enjeu est économique : l’IA peut automatiser la recherche, la rédaction, l’analyse documentaire et certaines tâches liées aux transactions. Cela peut améliorer la productivité, mais oblige aussi les cabinets à repenser la facturation au temps passé, la sécurité des données et la répartition de la valeur entre avocats et outils technologiques.
