Les contrats à terme sur indices américains ont terminé en baisse dimanche soir alors que les tensions géopolitiques avec l'Iran ont ressurgi. Le S&P 500 futures ont reculé de 0,4% à 7 689,0 points, le Nasdaq 100 futures de 0,7% à 29 294,75 points et le Dow Jones futures de 0,27% à 54 440,0 points, prolongeant la faiblesse observée vendredi sur Wall Street.
Cette nervosité a été déclenchée par de nouvelles frappes américaines visant deux lanceurs sur l'île de Larak, premières frappes connues contre l'Iran depuis juillet. Téhéran aurait riposté en attaquant des forces américaines en Jordanie, selon un journaliste de Fox News cité dans le texte. Ces hostilités ont provoqué une hausse d'environ 2% des prix du pétrole en début de séance lundi, les marchés redoutant des perturbations supplémentaires de l'approvisionnement au Moyen-Orient.
Sur le plan diplomatique et économique, Washington avait récemment durci les sanctions contre l'Iran pour pousser à un accord nucléaire, tandis que l'Iran a rejeté ces mesures et indiqué un accord avec Oman pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Ces éléments renforcent l'incertitude sur l'offre pétrolière et les risques géopolitiques régionaux.
Parallèlement, les marchés restent attentifs aux signaux de politique monétaire: les commentaires de Kevin Warsh lors du symposium de Jackson Hole ont été perçus comme plus « hawkish », alimentant les paris sur de nouvelles hausses de taux. Les rendements des bons du Trésor ont bondi vendredi, pénalisant particulièrement les valeurs technologiques et les fabricants de semi‑conducteurs. Selon le CME FedWatch, la probabilité d'une hausse de 25 points de base le 16 septembre est désormais de 55,9%.
Au total, la combinaison d’un regain de risque géopolitique et d’un resserrement monétaire anticipé pèse sur l’appétit pour le risque et favorise une réévaluation des secteurs sensibles aux taux et au pétrole.

