Les contrats à terme sur indices américains affichaient peu de mouvement mardi soir : le S&P 500 à 7 679,25 pts, le Nasdaq 100 à 29 534,0 pts et les futures du Dow Jones en recul de 0,1% à 52 800,0 pts à 02h55. Ce calme relatif survient après une séance régulière marquée par des ventes généralisées — le Dow a cédé 1,2%, le S&P 500 0,6% et le Nasdaq Composite 0,3% — traduisant une aversion au risque accrue avant des publications macroéconomiques clés.
Au centre des inquiétudes : l'énergie. Le Brent a atteint 99,67$ le baril lors des échanges asiatiques mercredi, alimenté par des tensions géopolitiques dans la région MENA : des attaques de militants houthis soutenus par l'Iran contre des installations saoudiennes, des frappes américaines sur plusieurs pétroliers iraniens et une riposte iranienne visant une base américaine en Jordanie. Cette escalade a ravivé la crainte d'une poussée durable de l'inflation via la hausse des coûts énergétiques.
La remontée du pétrole a également poussé les rendements obligataires à la hausse : le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a brièvement dépassé 4,8%, proche de ses pics de novembre 2023. Une hausse des rendements augmente l'attractivité relative des obligations et renchérit le coût du crédit pour entreprises et ménages, accentuant la pression sur les marchés actions.
Les regards se tournent maintenant vers l'indice des prix à la consommation attendu vendredi, essentiel pour évaluer les intentions de la Réserve fédérale. Les investisseurs ont fortement révisé leurs paris : la probabilité d'une hausse de 25 points de base en septembre est montée à environ 68% contre ~40% une semaine plus tôt selon le CME FedWatch. La Fed se réunira les 16 et 17 septembre, rendant ces données particulièrement sensibles pour la trajectoire des taux.

