Les crues soudaines et glissements de terrain survenus mercredi à la frontière entre le Népal et le Tibet ont provoqué un bilan provisoire d’environ 600 morts et d’au moins 2.478 personnes portées disparues. Le Népal a indiqué vendredi être sans nouvelles de 1.924 personnes sur son territoire tandis que l’agence Chine nouvelle a fait état samedi de 554 disparitions côté tibétain.

Un élément marquant du dossier est le nombre élevé d’étrangers pour lesquels aucun contact n’a pu être établi. Les chiffres officiels, fournis principalement par l’Office du tourisme du Népal et divers gouvernements étrangers, établissent à au moins 777 le total des étrangers disparus : 517 d’entre eux sont signalés côté népalais (dont 473 touristes) et 260 ont été évoqués initialement pour le Tibet par Pékin. Les recensements par nationalité montrent d’importantes disparités selon les sources.

Par nationalité, les bilans communiqués par l’Office du tourisme du Népal et par des ministères étrangers font état, entre autres, d’environ 149 touristes népalais portés disparus (autre estimation à 127 par l’agence népalaise de gestion des catastrophes), 98 Indiens, 90 Américains (autre décompte népalais : 65), 62 Ukrainiens, 61 Malaisiens, 41 Australiens, 33 Britanniques, 29 Lettons, 25 Canadiens (environ 30 selon Ottawa), et plusieurs dizaines d’autres ressortissants de pays européens et asiatiques.

Les sources présentent des divergences : la Chine n’a pas détaillé la répartition par nationalité des 260 étrangers évoqués pour le Tibet, et les nationalités des personnes non classées comme touristes au Népal n’ont pas été publiées. Ces écarts compliquent la situation des familles et des équipes consulaires qui tentent d’établir des listes et d’organiser des recherches et des rapatriements.