Les producteurs américains ont ajouté quatre plateformes de forage au cours de la semaine achevée le 25 septembre, portant le parc total à 599 unités selon Baker Hughes. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis mai 2024 et de la troisième semaine consécutive de hausse, une séquence qui n’avait plus été observée depuis juillet.

Le nombre d’appareils pétroliers a augmenté de trois à 455, son plus haut niveau depuis la mi-août. Les plateformes gazières ont progressé d’une unité à 135, au plus haut depuis juillet 2023, tandis que les autres installations sont restées stables à neuf. Dans le bassin du Permien, principal bassin pétrolier du pays, le nombre de plateformes a gagné une unité à 270, un sommet depuis juin 2025. L’Oklahoma a également atteint 52 appareils, son plus haut depuis mai 2025.

Au total, le parc américain compte désormais 50 plateformes de plus qu’un an auparavant, soit une hausse d’environ 9 %. Le retournement intervient après plusieurs années de contraction : le nombre d’installations avait diminué de 7 % en 2025, de 5 % en 2024 et de 20 % en 2023, les producteurs ayant privilégié la discipline financière et le rendement aux actionnaires.

L’Energy Information Administration anticipe une production de brut passant de 13,7 millions de barils par jour en 2025 à 13,8 millions en 2026. Pour le gaz, elle prévoit une hausse de 107,6 à 111,7 milliards de pieds cubes par jour, soutenue notamment par la demande électrique des centres de données et par les exportations de GNL. Le rebond des forages renforce donc le scénario d’une offre américaine encore élevée.