Le 8 août, le département d'État américain a publiquement accusé la Chine de mener une politique de déstabilisation en mer de Chine méridionale en se retranchant derrière des motifs environnementaux. Le porte-parole Tommy Pigott a qualifié d’«tentatives répétées» l’imposition par Pékin d’une réserve naturelle nationale autour du récif de Scarborough et a dénoncé l’usage de «prétextes environnementaux et juridiques douteux» soutenus par des «mesures de coercition».

Le récif de Scarborough, contrôlé par la Chine mais revendiqué par les Philippines, est décrit dans le communiqué comme un haut-fond corallien riche en ressources halieutiques. Washington affirme que les nouvelles règles publiées récemment par Pékin sur la gestion de cette réserve viseraient, en pratique, à «priver les pêcheurs philippins de l'accès à leurs zones de pêche traditionnelles».

Le texte rappelle que des confrontations opposent régulièrement Pékin et Manille près d’îles et récifs disputés, et cite une série d’incidents survenus en juillet, sans détailler chacun d’eux. Il met aussi en contexte la position chinoise: Pékin revendique, pour des raisons qu’il qualifie d’historiques, la quasi-totalité des îlots et récifs de la mer de Chine méridionale.

En synthèse, le communiqué américain met l’accent sur la combinaison de mesures administratives (création et règlementation d’une réserve) et de pressions coercitives pour renforcer une présence chinoise contestée, au détriment des droits de pêche philippins selon Washington.