Les futures sur indices américains ont affiché peu de mouvement lundi soir : le S&P 500 à 7 702,75 pts, le Nasdaq 100 à 29 505,0 pts et le Dow Jones à 53 287,0 pts (00h50). Cette stabilisation intervient après une séance dégradée à Wall Street où la hausse des rendements obligataires et le rebond des prix du pétrole ont pesé sur les actifs risqués. Le S&P 500 a cédé 0,3%, le NASDAQ Composite 0,1% et le Dow Jones 0,7% sur la journée.

La forte hausse des cours du pétrole suit une reprise d’hostilités militaires entre Washington et Téhéran et la fermeture persistante du détroit d’Ormuz, l’activité maritime restant bien en deçà des niveaux d’avant-guerre. Les tensions, renforcées par des sanctions économiques plus strictes imposées par les États‑Unis la semaine précédente, alimentent les craintes d’un nouvel épisode de perturbations de l’offre pétrolière.

Ces facteurs géopolitiques aggravent les inquiétudes sur une inflation durable. Un pétrole plus cher renforce le risque d’une inflation persistante susceptible de pousser la Réserve fédérale vers une politique plus restrictive. Au symposium de Jackson Hole, le président de la Fed, Kevin Warsh, a réaffirmé l’engagement de la Fed à atteindre son objectif d’inflation de 2%; son ton a cependant été perçu comme plus restrictif par les marchés.

Conséquence directe de ces signaux, les marchés ont nettement augmenté les probabilités d’une hausse de 25 points de base en septembre : la CME FedWatch place cette probabilité à 64,4% contre 42,7% la semaine précédente. Parallèlement, malgré de solides gains enregistrés en août, la saisonnalité défavorable de septembre et la combinaison tensions géopolitiques/hausse des rendements laissent planer des doutes sur la durabilité du rebond des actions.