Les réactions publiques entre Moscou et Berlin se sont durcies après la découverte d’un drone chargé d’explosifs début août à l’aéroport de Leipzig, utilisé par l’armée allemande et l’OTAN. Berlin a attribué l’opération à la Russie; en réponse, la chancellerie a annoncé la fermeture du dernier consulat russe à Bonn et du centre culturel russe à Berlin d’ici le 18 septembre.

Sergueï Lavrov a qualifié les réactions allemandes de «début d’une véritable guerre», estimant que les accusations ont été portées sans enquête approfondie. Il a lié les décisions actuelles à des rappels historiques, affirmant que les leçons de la Seconde Guerre mondiale n’auraient pas été retenues, et ciblant explicitement le chancelier Friedrich Merz en l’accusant de se diriger vers une «déclaration de guerre» contre la Russie.

La Russie a riposté par la convocation du chargé d’affaires allemand à Moscou et l’annonce de la fermeture prochaine de l’Institut Goethe sur son sol. Le président Vladimir Poutine a qualifié de «nouvelle erreur grossière» les mesures prises par Berlin, laissant entendre que le gouvernement russe pourrait tirer «les conclusions appropriées». Ces échanges diplomatiques traduisent une escalade symbolique et administrative entre les deux capitales.

Au-delà des déclarations, la dynamique est d’abord bilatérale et centrée sur la fermeture d’institutions culturelles et consulaires, la convocation de responsables et des accusations mutuelles. L’article ne fait état d’actes militaires supplémentaires ni de sanctions économiques nouvelles, mais souligne une détérioration des canaux de dialogue et une montée rhétorique marquée par des références historiques fortes. Le processus décisionnel et les prochaines mesures restent à suivre pour apprécier l’évolution réelle des relations russo-allemandes.