Les marchés pétroliers ont rebondi en début de séance jeudi, le contrat WTI progressant de 1,1% à 97,14 $ le baril, niveau le plus élevé depuis fin juillet. Le Brent avait clôturé la séance précédente en hausse de 3,9% à 101,75 $ le baril, marquant un sommet sur quatre mois. Ces mouvements surviennent alors que la reprise des actions militaires entre les États-Unis et l’Iran a intensifié les craintes d’une perturbation prolongée de l’approvisionnement énergétique du Moyen-Orient.
Les flux à travers le détroit d’Ormuz restent « à une fraction » de leurs niveaux d’avant-guerre, selon le texte, maintien d’un contexte de rareté potentielle pour les approvisionnements mondiaux. Le groupe Houthi, soutenu par l’Iran, a également ciblé des infrastructures énergétiques en Arabie Saoudite cette semaine, élargissant le risque de perturbations au-delà du seul détroit d’Ormuz et exacerbant les inquiétudes de marchés déjà tendus.
Des analystes d’ANZ soulignent que les attaques en représailles laissent penser que les flux pétroliers en provenance du Golfe resteront probablement perturbés dans un avenir prévisible, et avertissent qu’un élargissement du conflit pourrait provoquer des perturbations encore plus profondes. Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a affirmé que la guerre contre l’Iran prendra fin après les élections de mi‑mandat en novembre, tandis qu’un article du Wall Street Journal rapporte que plusieurs conseillers craignent une prolongation du conflit jusqu’à la fin du mandat présidentiel.
Le climat géopolitique explique aussi des révisions d’anticipations chez les acteurs financiers: la note mentionne qu’UBS a relevé ses prévisions de prix du pétrole pour les trois prochains trimestres, signe que les banques intègrent désormais un risque géopolitique accru dans leurs scénarios de marché.
