Les prix du pétrole ont monté mercredi, prolongeant des gains récents : le Brent s’établissait à 89,55 $ le baril (+0,7%) et le West Texas Intermediate à 83,89 $ le baril (+0,8%) à 02:03. Ces mouvements rapprochent les cours d’un sommet de deux semaines, soutenus par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen‑Orient.
Le principal élément d’incertitude demeure la fermeture du détroit d’Hormuz. Le trafic y reste limité faute d’accord entre les États‑Unis et l’Iran ; Téhéran a annoncé que le détroit resterait fermé tant que Washington ne satisferait pas ses demandes de réparations, auxquelles le président Donald Trump s’est opposé. Avant le conflit, ce couloir assurait environ 20% de l’approvisionnement pétrolier mondial, ce qui explique l’importance stratégique de la situation.
Les attaques récentes des Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge et dans le détroit de Bab el‑Mandeb aggravent encore les risques de perturbation. Le groupe a déclaré un blocus naval contre l’Arabie Saoudite et a poursuivi ses frappes contre des navires, alimentant les inquiétudes d’une interruption durable des flux maritimes et donc de la fourniture de brut.
Les tensions ont été alimentées par des actions militaires récentes : Washington a indiqué avoir frappé un navire dans le golfe d’Oman, accusé de se diriger vers l’Iran, un événement qui n’a pas rapproché les positions entre les deux pays. Dans ce contexte d’apaisement limité du conflit au Moyen‑Orient, les marchés restent vigilants et les prix du brut soutenus par le risque géopolitique plutôt que par des facteurs fondamentaux de la demande.

