Les prix du pétrole ont repris un peu de terrain mardi après une forte baisse lundi liée à des prises de bénéfices: le Brent a gagné 0,15% à 92,31 $ le baril et le WTI 0,3% à 85,28 $. Les marchés surveillent désormais l’application concrète des nouvelles sanctions américaines élargies contre l’Iran, annoncées lundi et portant sur 60 entités et individus associés au pays.

Washington a averti les pays de ne pas entretenir de liens économiques avec Téhéran, sans pour autant désigner de pays spécifiques ni préciser la date d’entrée en vigueur d’éventuelles pénalités. La liste ne comprend pas d’entités chinoises soupçonnées d’aider le commerce pétrolier iranien, et les banques chinoises n’ont pas été directement ciblées malgré le rôle majeur de la Chine comme acheteuse de pétrole iranien.

Téhéran a promis des représailles et avait auparavant indiqué qu’il pourrait perturber davantage les flux pétroliers au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz reste un élément central du risque d’offre: s’il assurait environ 20% de l’approvisionnement mondial avant le conflit, l’activité maritime y est encore une fraction de ce niveau, soutenant structurellement les prix du brut.

Les nouvelles mesures traduisent une approche privilégiant la pression économique plutôt que l’escalade militaire. Toutefois, étant donné les décennies de sanctions déjà pesantes sur l’Iran, il est difficile d’évaluer d’emblée l’efficacité additionnelle de ces mesures et l’ampleur de leur impact sur les flux pétroliers et les prix à court terme.