Les prix du pétrole ont cédé un peu de terrain lors des échanges asiatiques ce lundi, avec le Brent en baisse de 0,16% à 88,42$ le baril et le WTI reculant de 0,2% à 81,31$ à 02h04. Ces légères baisses interviennent après une semaine où le Brent avait déjà bondi de plus de 5%, portée par l’escalade des hostilités entre les États‑Unis et l’Iran et des attaques répétées contre des infrastructures énergétiques en Asie occidentale.

Les perturbations opérationnelles pèsent sur le marché: le trafic dans le détroit d’Ormuz a continué de ralentir à la suite d’attaques iraniennes contre des pétroliers, tandis que les États‑Unis maintiennent un blocus naval contre Téhéran. Parallèlement, le conflit s’est étendu à la mer Rouge, où les Houthis yéménites, soutenus par l’Iran, ont multiplié les attaques de navires dans le détroit de Bab al‑Mandab, augmentant le risque d’entraves aux flux d’hydrocarbures en provenance d’Asie occidentale.

Ces risques d’offre ont largement compensé les signes d’affaiblissement de la demande: l’OPEP et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont toutes deux révisé à la baisse leurs prévisions de demande pour 2026, mais les inquiétudes sur la sécurisation des routes maritimes et des installations énergétiques continuent de soutenir les prix. Le marché reste donc biface, tiraillé entre des données de demande moins favorables et des tensions géopolitiques inflationnistes.

Autre point d’attention macro, des lignes distinctes de la source indiquent que l’or approche les 4 400$ et que les minutes de la Fed ainsi que les risques pétroliers influencent les taux, soulignant l’interconnexion entre risques géopolitiques, prix des matières premières et marchés financiers.