Le Département du Trésor a annoncé un rachat maximal de 6 milliards de dollars de titres arrivant à échéance dans 10 à 20 ans, dans le cadre d’un plan visant à soutenir la liquidité du marché obligataire. La taille de l’opération, trois fois supérieure à la précédente mais inférieure aux attentes de certains acteurs, a déçu une partie du marché.

En réaction, les rendements des obligations longues ont bondi : le rendement du bon à dix ans a franchi 4,85 % — son plus haut en près de trois ans — avant de se calmer légèrement, tandis que le 30 ans s’établissait autour de 5,29 %. Les intervenants pointent une vente massive de titres de longue maturité face à une offre importante et à des rachats perçus comme insuffisants pour absorber le stock.

Les marchés ont aussi été influencés par la progression du Brent au-dessus de 100 dollars le baril, alimentée par une escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, et par des facteurs structurels : besoins de financement accrus de l’État américain, vagues d’investissements massifs dans l’intelligence artificielle et volumes d’échanges réduits pendant l’été.

La communication du secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui avait évoqué la volonté de doubler au moins les rachats de dette longue, a laissé des attentes informelles plus élevées — certains anticipant 10 milliards ou plus. Des voix influentes estiment que ces rachats restent un simple pansement et ne résoudront pas les déséquilibres des marchés obligataires ou les défis budgétaires sous-jacents.