Les opérations de recherche se poursuivent au douzième jour, malgré la géographie difficile, la météo défavorable et l’absence de communications. Au Népal, les équipes ont extrait saines et sauves trois personnes (deux ouvriers népalais et un citoyen chinois) et une sexagénaire; l’un des rescapés dit avoir rejoint le tunnel après avoir été avec 40 à 50 personnes, et les autorités estiment qu’une centaine de personnes pourraient encore être prisonnières dans des galeries de centrales ou de chantiers.

Les bilans officiels publiés dimanche font état d’au moins 1 384 morts — 1 341 au Népal et 43 sur le territoire chinois du Tibet — et de plus de 5 500 disparus (4 996 au Népal, 519 en Chine). Côté chinois, la chaîne CCTV montre le poste-frontière de Gyirong réduit à une “étendue lunaire” et indique l’engagement de plus de 2 300 secouristes et 8 800 engins, concentrés sur dortoirs et parkings où des victimes pourraient se trouver.

Créée par l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne, la vague glacée du 26 août a tout balayé — routes, ponts, habitations, infrastructures et barrages. Les autorités népalaises restent sans nouvelles d’environ 900 agents ou ouvriers présents dans des centrales ou sur des chantiers au moment du désastre. Le Premier ministre Balendra Shah a salué les récents sauvetages comme un « regain d’espoir » national.

Les conditions de vie des déplacés sont précaires: camps de fortune, sanitaires partagés et incertitude sur l’avenir. Les agences de l’ONU ont lancé un appel d’urgence pour près de 50 millions de dollars afin de venir en aide à 84 000 personnes privées de tout. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, évalue le coût de la reconstruction à « plusieurs milliards de dollars », tandis que les autorités espèrent rétablir l’électricité « d’ici quelques jours » dans les districts sinistrés.

L’identification des victimes progresse lentement: une centaine seulement ont été formellement identifiées et rendues à leurs familles, selon les autorités. En Chine, les médias officiels n’ont pas diffusé d’images des sinistrés ou des familles de disparus, limitant l’information sur la situation humaine dans le Tibet affecté.