Les marchés actions européens ont ouvert en baisse mercredi, le Stoxx Europe 600 cédant 0,8% vers 11h05, tandis que le CAC 40 et le SBF 120 perdaient chacun 1%. Le DAX reculait de 0,8% et le FTSE 100 de 0,4%. Ces mouvements surviennent dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, marqué par des frappes attribuées aux Gardiens de la révolution iraniens contre une base américaine en Jordanie et une vingtaine de bateaux dans le Golfe.

La réponse américaine de la veille — la destruction de cinq pétroliers iraniens — et la poursuite des escarmouches ont propulsé le Brent près de 100 dollars le baril, le contrat novembre gagnant 2,1% et atteignant 99,96 $ vers 11h05. Cette hausse incite les établissements financiers à relever leurs prévisions: UBS ajuste désormais son objectif pour le Brent à 95 $ à la fin de l'année, contre 85 $ auparavant, après un relèvement similaire de Bank of America.

La réaction des marchés obligataires reflète l'impact inflationniste attendu de la montée des prix de l'énergie: le Bund 10 ans gagne 2 points de base à 3,40% et l'OAT 10 ans progresse de plus de 3 points de base à 4,26%. Ces tensions surviennent la veille d'une réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne, un facteur susceptible d'accentuer la nervosité des placements à risque.

Sur le front sectoriel, quelques valeurs se distinguent: Interparfums affiche une hausse de 3,1% après des résultats semestriels supérieurs aux attentes; Orange reste stable après une émission obligataire réussie de 4,1 milliards d'euros; Sanofi recule de 0,9% à 74,03 euros alors que RBC lance le suivi avec un objectif de 80 euros. L'euro gagne légèrement face au dollar, à 1,1633 $.