Le Statec souligne que, malgré un contexte international turbulent, l’activité en zone euro a « bien résisté » au 2ᵉ trimestre 2026 avec un PIB en hausse de 0,4% sur le trimestre, un résultat supérieur aux attentes (+0,2%). En France, la croissance est passée à +0,2% après -0,1% au 1ᵉʳ trimestre, et l’Allemagne voit sa croissance révisée à +0,3%. Les données luxembourgeoises pour le trimestre ne sont pas encore publiées, mais plusieurs indicateurs locaux montrent des améliorations.
Au Grand-Duché, le Statec observe des signes favorables: le chiffre d’affaires en volume du commerce de détail augmente par rapport au 1ᵉʳ trimestre et les immatriculations de voitures neuves connaissent une nette remontée après une quasi-stagnation. Les secteurs de l’industrie et de la construction affichent également une progression, et le volume d’heures prestées par les travailleurs intérimaires, en recul depuis 2022, a bondi de 10% entre les premiers trimestres 2025 et 2026 (près de 40% de ces intérimaires travaillent dans la construction).
Sur le plan financier, après une brève chute en mars liée aux remous boursiers provoqués par le conflit en Iran, « les valorisations des actifs des fonds d’investissement sont fortement reparties à la hausse » dans un contexte boursier jugé encore « dynamique ». Ce redressement atténue temporairement les tensions sur le secteur financier, mais la prudence demeure recommandée.
Côté prix alimentaires, la hausse avait été contenue jusqu’ici (+1,3% en juillet après +2,8% en janvier), mais plusieurs facteurs font peser un risque d’accélération: récoltes déjà affectées par les conditions météorologiques récentes, faibles débits du Rhin et du Danube perturbant la logistique, hausse des prix des engrais azotés liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, et la présence d’El Niño qui menace les cultures tropicales en fin d’année. Le Statec prévoit une inflation alimentaire de 2,1% et de 2,4% en 2027, et anticipe une indexation des salaires au 3ᵉ trimestre 2027.


