LVMH a publié un chiffre d’affaires trimestriel de 18,5 milliards d’euros, en hausse de 1,2 % et supérieur au consensus FactSet cité. Le groupe retrouve une progression globale, mais la performance reste très contrastée entre ses activités et ses régions.
La croissance provient surtout des montres et de la joaillerie, ainsi que de la distribution sélective. Les ventes comparables de la division montres et joaillerie ont augmenté de 6 %, à 2,5 milliards d’euros. LVMH met en avant Tiffany & Co et la visibilité de Tag Heuer grâce au partenariat avec la Formule 1. La distribution sélective, qui comprend Sephora et Le Bon Marché, a progressé de 8 % en comparable, à près de 4,1 milliards d’euros, portée par l’expansion de Sephora.
Le principal point faible reste la mode et maroquinerie. Cette division, qui rassemble notamment Louis Vuitton, Dior, Celine et Fendi, a vu ses ventes comparables reculer de 5 %, à 8,2 milliards d’euros, un niveau inférieur aux attentes citées. Le segment avait renoué avec la croissance au trimestre précédent, pour la première fois en deux ans, mais le ralentissement de la demande en Chine a interrompu ce redressement.
La géographie confirme cette divergence. Les États-Unis, l’Europe et le Japon ont enregistré une bonne croissance, tandis que la Chine a pesé sur l’ensemble. La demande locale reste affectée par le ralentissement économique, et Louis Vuitton a aussi subi un épisode d’impopularité lié à un litige de marque avec la chaîne Molly Tea.
Depuis le début de l’année, l’action LVMH a perdu 40 % et le groupe a cédé à L’Oréal la première place du CAC 40 par capitalisation. Pour les investisseurs, le dépassement du consensus est encourageant, mais le moteur historique du groupe reste en recul. Une revalorisation durable suppose donc une stabilisation de la mode et maroquinerie, ainsi qu’une amélioration de la demande chinoise.


