Medincell franchit une étape commerciale importante aux États-Unis. La filiale américaine de Teva Pharmaceuticals a obtenu l’autorisation de la FDA pour commercialiser Weltruza, un traitement à base d’olanzapine destiné à la prise en charge de la schizophrénie. Teva prévoit de rendre le produit disponible sur le marché américain dans les prochaines semaines.

L’accord prévoit pour Medincell une rémunération directement liée au succès du médicament. Le laboratoire français percevra des royalties comprises entre 5 % et 10 % des ventes nettes mondiales de Weltruza. Il pourra également recevoir jusqu’à 112 millions de dollars, soit environ 99,96 millions d’euros, sous forme de paiements liés à des étapes de développement et de commercialisation.

L’approbation réduit une partie majeure du risque réglementaire, mais elle ne garantit pas le niveau des ventes. La valeur économique pour Medincell dépendra désormais du lancement réalisé par Teva, de l’adoption du traitement par les médecins, de l’accès au remboursement et de la concurrence sur le marché de la schizophrénie.

Le modèle de royalties présente un intérêt particulier pour une société de biotechnologie. Il permet de bénéficier du chiffre d’affaires du produit sans supporter seule l’ensemble des coûts commerciaux mondiaux. En contrepartie, Medincell dépend de la qualité d’exécution de son partenaire et ne contrôle pas directement le rythme de diffusion du médicament.

Pour les investisseurs, les premiers indicateurs importants seront le calendrier effectif de disponibilité, les prescriptions et les commentaires de Teva sur la montée en puissance. Les paiements d’étapes peuvent soutenir ponctuellement la trésorerie, tandis que les royalties constituent la composante susceptible de créer une valeur récurrente si Weltruza atteint une adoption significative.