Mercedes-Benz retrouvait des couleurs à Francfort après deux séances de repli ayant amputé le titre de 4,1 %. Vendredi, l’action gagnait 1,79 % à 39,72 euros, aidée par des achats à bon compte et par le maintien de la recommandation d’achat de Jefferies. Le courtier vise 52 euros, ce qui représente un potentiel théorique de 31 % par rapport au cours observé.

Derrière ce rebond, le message opérationnel reste pourtant prudent. Selon Jefferies, les indications données par la trésorière du constructeur lors d’une conférence précédant la clôture du trimestre suggèrent que la marge de la division Automobile pourrait passer sous la fourchette annuelle de 3 % à 5 %, bien que cet objectif ait été réaffirmé.

Les autres activités résistent mieux. La division Vans évoluerait à l’intérieur de sa fourchette cible, tandis que Mobility se situerait dans la partie haute de ses objectifs. Le point faible concerne aussi la génération de trésorerie disponible, qualifiée de faible.

La réalisation des objectifs annuels dépend désormais d’un redressement des ventes en gros au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents. Mercedes-Benz compte notamment sur la montée en puissance de nouveaux modèles. Le retour aux actionnaires devrait se poursuivre, mais sa capacité de financement reposerait davantage sur des cessions d’actifs que sur les flux issus des opérations courantes.

Pour les investisseurs, la divergence entre un objectif de cours favorable et une marge automobile sous pression résume le dossier. La valorisation peut sembler attrayante après le recul récent, mais le groupe doit démontrer que les nouveaux modèles relancent les volumes sans détériorer davantage la rentabilité. La qualité du flux de trésorerie sera tout aussi importante, car elle conditionne la solidité des distributions futures.