Les actions françaises traversent une période défavorable sous l’effet conjoint de l’énergie chère, de la hausse des taux et des inquiétudes budgétaires. Le pétrole évoluait de nouveau vers 105 dollars le baril, alors que les tensions au Moyen-Orient entretenaient les risques d’approvisionnement et d’inflation.
La concurrence des obligations s’est également renforcée. Les emprunts d’État américains offraient autour de 5,2 % en dollars, le rendement allemand à dix ans atteignait environ 3,5 % et la dette française approchait 5 %. Ces niveaux donnent aux investisseurs une alternative rémunératrice aux actions, même si chaque dette et chaque devise présentent des risques différents.
Les indices résistaient néanmoins : le CAC 40 préservait les 7 700 points et l’Euro Stoxx 50 les 6 100 points. Le marché attendait surtout les résultats du troisième trimestre. Les bénéfices des sociétés du Stoxx Europe 600 étaient anticipés en hausse d’environ 20 %, avec deux secteurs en tête : l’énergie, à près de 95 %, et la technologie, autour de 24 %.
Dans ce contexte, la diversification géographique peut réduire la dépendance aux difficultés françaises. Une sélection d’ETF internationaux éligibles au PEA affichait une progression de 7,7 % depuis le début de l’année, contre une baisse de 5,15 % du CAC 40 à la clôture de jeudi. Cet écart illustre l’effet d’expositions aux États-Unis, au Japon et à la technologie européenne, mais il ne garantit pas leur surperformance future.
La prudence reste justifiée tant que pétrole et taux demeurent élevés. Il serait toutefois risqué de transformer une sous-pondération tactique en abandon durable des actions françaises. La saison des résultats peut faire émerger des entreprises dont les bénéfices résistent mieux que l’indice. L’approche la plus robuste consiste à diversifier, conserver des liquidités raisonnables et réévaluer chaque position selon ses fondamentaux plutôt qu’en fonction de sa seule nationalité.


