Novo Nordisk et Eli Lilly se sont affrontés sur le terrain des données cliniques lors du congrès européen consacré au diabète à Milan. Chacun a publié une analyse suggérant un avantage de l’un de ses traitements sur celui du concurrent.

Novo s’appuie sur une étude rétrospective portant sur les données de remboursement de 636 525 adultes initialement traités par Ozempic. L’augmentation de la dose à 2 mg a été associée à un risque d’événement cardiovasculaire majeur inférieur de 6 % par rapport au passage à Mounjaro.

Le laboratoire danois reconnaît toutefois les limites des données de vie réelle : absence d’analyse spécifique de la tolérance, facteurs de confusion non mesurés et impossibilité d’établir définitivement un lien de causalité.

Lilly répond avec une comparaison indirecte entre Zepbound et Wegovy HD. À 72 semaines, Zepbound 15 mg aurait produit une perte de poids moyenne supérieure de 4,5 points, et la dose de 10 mg un avantage de 3,2 points. Là encore, l’absence d’essai direct aux doses comparées impose de la prudence.