Peter Schiff recommande de vendre Bitcoin (BTC) et les actions de Strategy (ex-MicroStrategy, MSTR) au moment où l'or grimpe à 4 402,43 $ l'once et où l'argent atteint 65,84 $, un sommet de sept semaines. Il voit dans la remontée des métaux précieux, soutenue notamment par la demande institutionnelle chinoise et les achats réguliers des banques centrales, une réorientation vers des actifs tangibles.

Les métaux ont connu de forts gains récents : l'or a gagné 6,78 % en un mois et près de 29,6 % sur un an, tandis que l'argent affiche presque +74 % sur 12 mois. Ces rallyes ont suivi des statistiques de l'emploi américain décevantes, qui ont réduit les attentes de hausses additionnelles de la Fed. Bitcoin, en revanche, est resté quasi stable et n'a que peu profité de la détente des anticipations de taux.

Schiff qualifie l'écart entre la performance de l'or et celle du BTC de structurel : « plus l'or monte, plus Bitcoin descendra », observant des phases opposées entre percées puis corrections de l'or et les mouvements de Bitcoin. Mardi, BTC se négociait à 65 254 $, en hausse de seulement 0,5 % sur 24 heures, avec une capitalisation d'environ 1 310 milliards de dollars.

La situation de Strategy alimente ce débat : la société a vendu 1 690 BTC la semaine passée pour 108,6 M$ (prix moyen 64 262 $/BTC, frais inclus) et a levé 653,1 M$ via 6,59 M d'actions ordinaires, portant ses réserves en dollars à 4,65 G$ et ses avoirs à 840 447 BTC. Ces cessions se sont effectuées en dessous de sa base d'achat moyenne (~75 385 $/BTC), générant des pertes sur les ventes, ce que Schiff interprète comme un problème de collatéral plutôt qu'une simple gestion de trésorerie.

D'autres voix, comme Gordon Grant (Bitwise), préfèrent analyser Bitcoin via son adoption dans des contextes géopolitiques plutôt que par une relation inverse automatique avec l'or. L'évolution conjointe de l'or et des ventes de Strategy dépendra surtout des décisions futures de la Fed et des besoins de liquidités de Strategy.