Les marchés pétroliers ont clôturé vendredi sur une note positive, portés par des tensions persistantes au Moyen‑Orient qui continuent de gêner les routes d’approvisionnement. Le contrat Brent a progressé de 0,8% à 92,68 dollars le baril, tandis que le WTI a pris 0,2% pour s’établir à 91,48 dollars.

La semaine a été marquée par des gains importants : le Brent a enregistré une hausse hebdomadaire de 7,6% et le WTI d’environ 10%. Ces mouvements traduisent des inquiétudes sur l’offre plus que sur la demande, les opérateurs réagissant aux risques d’interruptions ou de ralentissements logistiques dans une région clé pour la production et le transit pétrolier.

Pour des économies importatrices d’hydrocarbures, une telle remontée des cours pèse directement sur la facture énergétique. Le texte souligne en particulier les conséquences possibles pour la Tunisie : un niveau durablement élevé du Brent implique un besoin accru de devises pour importer des volumes identiques, ce qui peut détériorer le solde commercial et accélérer la déperdition des réserves de change.

Ces tensions sur les prix compliquent également la gestion de l’inflation et des équilibres budgétaires. Des coûts d’importation supérieurs alimentent les pressions inflationnistes internes et peuvent forcer des ajustements budgétaires, entre dépenses de compensation et réduction d’autres postes. Les autorités et les acteurs économiques devront suivre l’évolution des tensions géopolitiques et des flux d’approvisionnement pour calibrer leurs réponses.