Emmanuel Macron a proposé plusieurs initiatives à Donald Trump afin de limiter la hausse des prix du pétrole. Les deux dirigeants se sont entretenus à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. L’objectif affiché est de faciliter la circulation des hydrocarbures et de réduire les risques pesant sur les principales routes d’exportation.

La première piste concerne le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures. La France souhaite travailler avec les États-Unis et d’autres partenaires sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU garantissant la liberté de navigation. Des États membres pourraient contribuer à sécuriser le trafic maritime, sans attendre un règlement global des différends entre Washington et Téhéran.

Paris se dit également prêt à participer à la protection strictement défensive d’infrastructures énergétiques saoudiennes visées par les Houthis. La ville portuaire de Yanbu et l’oléoduc Est-Ouest figurent parmi les installations évoquées. Cette approche vise à préserver des voies d’exportation alternatives alors que les tensions autour d’Ormuz et de Bab el-Mandeb entretiennent une prime de risque sur l’énergie et le transport.

Le président français a enfin évoqué avec son homologue américain la situation énergétique de l’Ukraine. Il a mentionné la nécessité d’accélérer la fourniture de missiles intercepteurs et la possibilité d’initiatives conduisant à un moratoire sur les attaques visant les systèmes énergétiques. Aucun accord concret n’a été annoncé à ce stade. Pour les marchés, l’effet dépendra donc de la traduction diplomatique de ces propositions en mesures opérationnelles capables de sécuriser durablement les flux de pétrole, les infrastructures et les routes maritimes.