Pfizer prévoit de supprimer environ 330 emplois dans son usine de Sicile, selon les syndicats italiens. Le site emploie actuellement 550 personnes : le projet concernerait donc une part majoritaire de ses effectifs.
Les négociations menées à Rome entre le laboratoire, le ministère italien de l’Industrie et les organisations CGIL, CISL et UIL n’ont pas débouché sur un accord. Le ministère considère néanmoins les échanges comme un point de départ pour renforcer le dialogue. Le ministre Adolfo Urso doit se rendre sur le site le 23 octobre, avant une nouvelle réunion prévue le 10 novembre.
Pfizer n’avait pas commenté immédiatement l’annonce. Il faut donc distinguer le nombre communiqué par les syndicats d’un plan définitivement arrêté par l’entreprise. Les prochaines discussions pourront encore modifier le calendrier, les modalités de départ ou les mesures d’accompagnement.
Pour Pfizer, cette réduction locale doit être replacée dans une logique industrielle : ajustement de capacités, allocation des coûts et priorisation des sites. La source ne fournit toutefois ni économies attendues, ni charges de restructuration, ni conséquences sur la production. Il serait donc prématuré d’en déduire un impact significatif sur les résultats consolidés du groupe.
L’annonce s’inscrit dans un contexte de restructurations industrielles en Italie. Electrolux prévoit environ 1 250 suppressions de postes dans son plan révisé, tandis qu’Ericsson a remplacé un licenciement collectif visant 131 salariés à Gênes par un dispositif volontaire. Pour les investisseurs, la question essentielle reste la capacité de Pfizer à préserver sa chaîne de production tout en améliorant son efficacité, sans extrapoler un dossier social local à l’ensemble du groupe.

