Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mercredi que les pressions économiques annoncées par les Etats-Unis ne produiraient aucun résultat, tout en reconnaissant que l'Iran faisait face à “de nombreuses difficultés économiques” après des décennies de sanctions. Ces propos suivent les menaces de Washington — dont celles du ministre des Finances Scott Bessent — de “couper toutes les ressources économiques” de l’Iran et d’“asphyxier” le régime.
La rhétorique américaine, portée par le président Donald Trump, survient alors que les frappes dans la région ont presque cessé ces dernières semaines, même si les négociations pour mettre fin à la guerre piétinent. Israël, et en particulier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a salué la fermeté américaine et a exprimé son scepticisme quant à tout accord avec Téhéran, évoquant sa rencontre avec Trump en juillet.
L'Iran affirme avoir reconstruit tous les systèmes d'armes endommagés pendant la guerre et en avoir importé de nouveaux, et indique rester prêt à reprendre des frappes si nécessaire. Les autorités iraniennes soulignent aussi l'importance stratégique du détroit d'Ormuz: le vice-ministre Kazem Gharibabadi a conditionné une “réouverture” à la fin de la guerre sur tous les fronts, à la levée du blocus et à un règlement au Yémen.
Sur le plan régional, l'Iran et Oman ont discuté d'un accord-cadre pour un “couloir temporaire” et une opération de déminage dans le détroit, tandis que Donald Trump a affirmé sur les réseaux sociaux que toutes les mines avaient été retirées ou détruites et avait précédemment menacé Oman de frappes. En réponse aux sanctions, Téhéran indique vouloir “viser” les intérêts économiques américains.
Malgré la tension, les marchés pétroliers ont réagi par un repli: à 09H30 GMT le baril de Brent pour livraison en octobre reculait de 2,88% à 86,03 dollars, la baisse s’expliquant en partie par les déclarations conjointes d’Oman et de l’Iran.


