WPP a été soutenu en Bourse après une mise à jour trimestrielle meilleure qu'attendu. L'action du groupe publicitaire britannique a progressé de 2,5 %, après avoir atteint 402,2 pence en séance.

Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'est établi à 3,27 milliards de livres sterling, en hausse de 0,5 % sur un an. Hors coûts refacturés et à périmètre comparable, les revenus ont cependant diminué de 2,1 %. Cette contraction reste moins marquée que celle du deuxième trimestre, qui atteignait 2,8 %, et que la baisse de 3,2 % anticipée par les analystes.

La division médias constitue le principal signal d'amélioration. Elle a retrouvé une croissance comparable de 0,3 %, après une baisse de 2,8 % au trimestre précédent. La production a progressé de 2,5 %. Ces évolutions confortent le programme de restructuration Elevate28, même si le groupe ne prévoit pas un retour complet à la croissance avant 2027.

WPP a également annoncé plusieurs gains et renouvellements de contrats. Les partenariats médias mondiaux avec Coca-Cola et DoorDash ont été renouvelés, tandis que de nouvelles missions ont été obtenues auprès de Nestlé, Uber et Waymo. Ce portefeuille améliore la visibilité commerciale, mais les contrats devront encore se traduire en revenus et en marges.

La dette nette ajustée a reculé à 3 milliards de livres, contre 3,6 milliards un an plus tôt. Cette amélioration réduit le risque financier et donne au groupe davantage de flexibilité pour investir dans ses outils et son repositionnement. WPP a confirmé une marge annuelle comprise entre 12 % et 13 %.

Pour l'investisseur, la hausse du titre ressemble davantage à un rebond de soulagement qu'à la validation d'une croissance durable. Le ralentissement de la baisse est positif, mais les revenus comparables restent en contraction. Le secteur publicitaire évolue par ailleurs rapidement sous l'effet de l'automatisation, de l'intelligence artificielle et de la montée des plateformes technologiques.

La valeur peut bénéficier d'une poursuite de la réduction de dette et d'une reprise des budgets publicitaires. Le risque principal est que les gains de contrats ne compensent pas assez vite la pression sur les activités traditionnelles. Les prochains trimestres devront confirmer une croissance positive des médias, la stabilité de la marge et la conversion des nouveaux contrats. Tant que le groupe ne renoue pas avec une progression organique durable, la prudence restera justifiée malgré l'amélioration du trimestre.