Le gouvernement a abaissé sa prévision de croissance française pour 2026 à 0,5 % du PIB, contre 0,7 % en juillet et 1 % initialement. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, attribue notamment 0,1 point de perte aux sécheresses et vagues de chaleur, avec une baisse de 8 % de la valeur ajoutée agricole.

Le blocage du détroit d’Ormuz pèse à la fois sur la consommation des ménages et sur les dépenses des entreprises. Le gouvernement table sur une croissance de 1 % en 2027, scénario dépendant en partie d’un retour à une situation presque normale dans le détroit. Cette hypothèse demeure incertaine tant que le conflit se prolonge.

Les tensions au Moyen-Orient ont déjà renchéri les carburants. Le litre de gazole est vendu 2,30 euros et le SP95 2,13 euros dans de nombreuses stations. Bercy prévoit un pic d’inflation proche de 3 % en fin d’année, soit 2,1 % en moyenne sur 2026, avant un reflux attendu à 1,8 % en 2027.

La dégradation économique complique aussi le budget. L’objectif d’un déficit limité à 5 % du PIB est désormais présenté comme hors d’atteinte, alors que la dette publique s’élève à 117,5 % du PIB, soit 3 536,1 milliards d’euros. Le gouvernement recherche 30 milliards d’euros d’économies pour le budget 2027 et refuse de généraliser les aides aux automobilistes.

La hausse du coût de la vie nourrit la contestation. Un sondage Elabe indique que 67 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces derniers mois. L’association 40 Millions d’automobilistes lance une mobilisation en ligne et réclame une baisse de la fiscalité, tandis que les appels à manifester le 17 octobre se multiplient.