La Banque centrale russe a laissé son taux directeur inchangé à 14 %. Elle constate une croissance modérée au troisième trimestre 2026, mais aussi un net renforcement des pressions inflationnistes au cours des derniers mois. Cette combinaison réduit sa marge de manœuvre pour soutenir l’activité.
L’économie russe, évaluée à 2 600 milliards de dollars dans la publication, a fortement ralenti l’an dernier et ne devrait afficher qu’une croissance légèrement positive en 2026. Le niveau élevé des taux, les sanctions occidentales, les attaques ukrainiennes contre des infrastructures économiques et la vigueur du rouble pèsent sur l’activité.
Les entreprises demandent une baisse du coût du crédit, estimant que l’investissement restera difficile tant que le taux directeur ne sera pas revenu sous 12 %. La banque centrale doit cependant composer avec la remontée de l’inflation. Les attaques contre des raffineries ont réduit temporairement certaines capacités, provoqué des pénuries de carburant et accru les coûts de transport.
Le déficit budgétaire est revenu à 2,5 % du PIB en août, contre 2,8 % en juillet. La trajectoire future dépendra notamment des nouvelles projections budgétaires et du prix du pétrole. La gouverneure Elvira Nabiullina a indiqué que les chiffres ajustés préparés par le gouvernement seront importants pour la prochaine décision monétaire. La banque reste donc prise entre le besoin de soutenir une économie ralentie et celui de contenir l’inflation.


